Vendredi 20 Février
LE MANQUE CREUSE LE DESIR
Après avoir appelé Matthieu à le suivre, Jésus a rappelé qu’il est venu pour les malades et non les bien-portants.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (9,14)
En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. »
Alors que nous sommes dans le monde, nous communions au Corps de Jésus par l’Eucharistie, qui nous donne un avant-goût du Ciel où nous serons avec Dieu en plénitude. Ici-bas, pour préparer nos cœurs à sa venue, Jésus nous invite à jeûner. Jeûner pour creuser en nous le manque et attiser notre désir de nous unir à lui. Se priver volontairement pour revenir à l’essentiel : Dieu.
En ce Carême, quelle privation ai-je choisie pour me rapprocher de Dieu ?
Est-ce que je vois ce jeûne comme une sanctification ?
Seigneur, donne-moi de me débarrasser du superflu pour te donner toute ta place en moi. Viens remplir ma vie de ta présence : que sans cesse j’aspire à te ressembler.
« La sanctification n’est pas un processus d’addition, mais de soustraction : moins de « moi » pour laisser la place à Dieu ». Ou encore : « Pas « moi », mais Dieu ». » (Carlo Acutis)