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Samedi 28 Mars

JESUS BOUC EMISSAIRE

03.28

Jésus vient de rendre Lazare à la vie, cet événement va lui être fatal.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (11,45-47)

En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait. Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »

Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien, vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. » Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! » Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.

Depuis que Lazare est revenu à la vie, la popularité de Jésus s’est accrue, sa notoriété inquiète les chefs des prêtres et les Pharisiens qui craignent de perdre leur influence dans le pays. Ils décident donc de le faire mourir, la parole de Caïphe devient prophétique : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas ». La semaine Sainte approche. Oui, Jésus va mourir, il va donner sa vie par amour pour nous non seulement pour la nation mais  »pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ». L’esprit de peur ne doit pas contrôler notre vie : à notre tour de vivre pleinement notre mission.

Comment pouvons-nous à notre niveau contribuer à faire avancer le règne de Dieu dans le monde ?

Le Seigneur est ma lumière et mon salut. De qui aurai-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie. Devant qui tremblerai-je ?

« Un chrétien : c’est une âme qui a regardé le crucifié, qui l’a vu s’offrir comme victime à son Père pour les âmes […] et se recueillant sous cette grande vision, elle a voulu se donner comme lui. » (L133) (Elisabeth de la Trinité)

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Sainte Elisabeth de la Trinité

(1880-1906)

En cette 5e semaine de Carême, nous prierons avec Sainte Elisabeth de la Trinité. De son nom Elisabeth Catez, elle est née le 18 juillet 1880 près de Bourges. A 8 ans, elle exprime le souhait de devenir religieuse mais sa mère s’y oppose, elle ne la laissera partir qu’à sa majorité. 

Elle entre au Carmel de Dijon en 1901 mais sa santé se dégrade dès 1905  et elle meurt le 9 novembre 1906. Elle sera béatifiée en 1984 et canonisée le 16 octobre 2016 par le Pape François. Pendant toutes sa vie, elle aura une dévotion toute particulière pour la Sainte Trinité.

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À la suite des saints

Le Carême constitue pour les catéchumènes l’étape ultime de préparation aux sacrements de l’initiation, et pour toute l’Église, un temps de retraite spirituelle par une fréquentation plus assidue de la parole de Dieu et des sacrements. Pour cet entraînement spirituel, les saints sont d’un soutien précieux. Beaucoup d’entre eux, à l’image des catéchumènes, sont des jeunes.

L’Église n’a pas hésité dès les débuts à vénérer sainte Agnès, martyre à 12 ans, et tout récemment saint Carlo Acutis, mort d’une leucémie foudroyante en 2006, à 15 ans. Leur courte vie, animée par la radicalité évangélique, est un appel pressant à nous appuyer toujours davantage sur Dieu et à laisser son Esprit agir en nous. La liturgie de la confirmation nomme les sept dons du Saint-Esprit qui reposaient sur Jésus : la sagesse, l’intelligence, le conseil, la force, la connaissance, l’affection filiale et l’adoration.

À la suite de Jésus mort et ressuscité, confions aux saints notre fidélité à ces dons et notre espérance de la communion éternelle avec eux.

+ Vincent DOLLMANN Archevêque de Cambrai

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